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Les Chroniques de l’Histoire |
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La victoire de François Ier à Marignan contraint le pape à la conciliation
Marignan, 13 et 14 septembre 1515
François Ier vient tout juste de succéder à Louis XII et il n’a qu’une seule idée : reprendre le Milanais, perdu depuis Novare et toujours aux mains des Sforza. François songe un instant à reconquérir le duché pacifiquement en soudoyant les garnisons suisses, maîtresses du pays, mais en vain ; les rois de France ont une réputation de mauvais payeurs. Il prépare alors son expédition. Il négocie de nouvelles alliances, avec Venise le 25 mars, signe un traité de neutralité avec Henri VIII d’Angleterre et Charles d’Autriche. Il fait recruter les meilleurs soldats d’Europe, augmente la taille et emprunte pour pouvoir payer les troupes. Le 12 juillet, il arrive à Lyon où son armée l’attend : 40 000 hommes, de l’artillerie et des lansquenets allemands. Le 15 juillet, il confie la régence du royaume à sa mère Louise de Savoie. Apprenant les projets de François Ier, le duc de Milan, l’empereur Maximilien, Ferdinand d’Espagne et le pape ont formé une nouvelle ligue. François franchit les Alpes par le col de l’Argentière et le mont Genèvre. Les attelages étant inutilisables, les canons sont hissés avec des treuils. Surpris, les Suisses se replient sur Milan ; comme ils semblent vouloir traiter, une entrevue se tient à Gallarate le 8 septembre, mais sans résultat, car leur chef, le cardinal Matthäus Schiner veut la guerre. Le 13 septembre, les deux armées se rencontrent près de Marignan. La bataille reste longtemps indécise, mais finalement la supériorité de l’artillerie emporte la décision. François Ier s’est retiré à Pavie, où il reçoit la reddition de Sforza, avant de faire son entrée solennelle à Milan. Le Vénitiens, intervenus tardivement, reçoivent une part des dépouilles. Craignant une invasion, le pape s’empresse de saluer le vainqueur et sollicite une médiation en offrant de céder au roi de France Parme et Plaisance. |