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Les Chroniques de l’Histoire |
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Mort d’Elisabeth Ire, reine d’Angleterre
Angleterre, le 23 mars 1603
La reine d’Angleterre Elisabeth Ire est décédée à Richemond. Ce n’est que quelques instants avant sa mort qu’elle a désigné son successeur : Jacques VI, roi d’Ecosse, dont la candidature avait rallié les suffrages des modérés et des catholiques, qui espéraient du fils de Marie Stuart un régime plus tolérant. L’éloge de la reine figure dans la dernière tragédie de Shakespeare, Henri VIII : « Elle sera aimée et redoutée… Dieu sera vraiment connu et ceux qui l’entourent seront guidés par elle dans le droit chemin de l’honneur. » Intelligente, séduisante, autoritaire, elle a contribué à faire de son pays, l’Angleterre, un Etat puissant. En politique intérieure, elle cherchera à instaurer la royauté absolue. Afin de ne pas réunir trop fréquemment le Parlement, elle gouverna par décrets. Les opposants ont été jugs par la « Chambre étoilée ». Sur le plan religieux, elle a érigé l’anglicanisme en religion d’Etat. La résistance catholique irlandaise a été très violement réprimée. Intéressée au développement économique et commercial du royaume, elle a favorisé l’essor du commerce maritime et la lutte contre les autres puissances coloniales, notamment l’Espagne. Londres est devenue la rivale d’Anvers et d’Amsterdam. Enfin, dans le domaine artistique, le règne d’Elisabeth est marqué par une véritable renaissance. Si les grands peintres, Holbein ou Van Dyck, sont d’origine étrangère, Shakespeare donne un éclat authentiquement anglais au monde de la littérature. |