Les Chroniques de l’Histoire

L’Histoire pour Tous

Le copernicien Johannes Kepler

jette les bases de l’astronomie moderne

 

Allemagne, 1619

 

C’est vers 1590 que Johannes Kepler (1571—1630) devient copernicien. Il se propose de démontrer que les phénomènes observés par celui-ci ne relèvent pas de la spéculation, mais sont bien réels. Après avoir menés des études de théologie et de mathématiques, il devient en 1594 le mathématicien des Etats de Styrie. Dès 1595, il rédige un premier ouvrage où il ébauche une architecture copernicienne de tout le système solaire qui permet de résoudre les problèmes astronomiques posés depuis l’Antiquité. Déjà, il constate que le primat que Copernic accorde à la rotation des planètes autour du Soleil rend mal compte de ces problèmes. Il multiplie alors les recherches afin d’étudier ces mouvements. Ce travail n’est cependant pas une œuvre purement scientifique dans la mesure où Kepler se propose aussi de montrer que Dieu est à l’origine de l’Univers. Il affirme également voir dans les trois éléments astronomiques réputés fixes (les astres, le Soleil et l’espace) les signes de la trinité divine. Il élabore donc les lois qui régissent les mouvements des planètes, calculant dès 1609 dans son livre L’Astronomie nouvelle la trajectoire de Mars qui est une ellipse ayant pour foyer le Soleil. En 1619, il termine la formalisation de ces lois en affirmant que les périodes des planètes sont proportionnelles à leur distance moyenne au Soleil. Et, en 1621, paraît L’Epitome qui réunit tous ses calculs et ses observations et couronne une œuvre mal comprise à l’époque car difficile à lire. A la fin de sa vie, il s’attachera à rectifier les tables astronomiques de Tycho Brahé éditées en 1627 (Tables rudolphines), qui sont aussitôt utilisées par tous les astronomes.