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Les Chroniques de l’Histoire |
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Sidoine Apollinaire, sénateur, évêque et résistant gaulois
Clermont, 486 Sidoine Apollinaire meurt dans son évêché auvergnat. Né vers 432 dans une famille sénatoriale lyonnaise, fils d’un préfet du Prétoire, il épouse la fille du sénateur auvergnat Avitus, qui lui apporte en dot le domaine d’Avitacus, près de Clermont. L’accession de son beau-père à l’empire lui permet de faire une brillante carrière romaine (455). Resté à Rome après la chute d’Avitus (456), il prononce les panégyriques des empereurs Majorien et Anthémius, puis devient préfet de Rome (468) et patrice (469). Rentré en Gaulle, il est élu évêque de Clermont (472), bien que laïque et peu versé en théologie. Il est l’un de ces sénateurs qui, investissant la seule structure solide de l’Empire, l’Eglise, vont en faire un bastion de la romanité. Leur activité pastorale leur permet de continuer à jouer un rôle de direction politique et sociale. A l’avènement de Sidoine à l’épiscopat, l’Auvergne est menacée par le roi des Wisigoths Euric. Organisant la résistance, il soutient dans Clermont un siège de plusieurs années. Tout autant que la romanité, c’est le catholicisme qu’il défend face à l’arien Euric. Mais l’empereur Julius Népos cède l’Auvergne à Euric (475) et Sidoine doit capituler. Il part pour un bref exil en Espagne, avant d’être autorisé à réintégrer son diocèse (476). Imbu de culture classique, Sidoine a laissé des épithalames, des panégyriques et des lettres aux styles précieux. |
