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Les Chroniques de l’Histoire |
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L’Histoire pour Tous |
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Un ordre très hiérarchisé
A l’origine, les frères Templiers étaient tous égaux entre eux. Au fil des deux siècles de l’existence de Templiers, une codification de la règle de vie a précisé les fonctions des uns et des autres.
Dans un premier temps, le Temple n’a institué aucune hiérarchie entre ses membres. Hormis le maître, tous, quels que fussent leur condition, leur origine et leur statut, étaient égaux. La règle de 1129 témoigne des premières mesures d’encadrement. Les frères devront désormais se partager en deux catégories : d’une part, ceux qui portent le manteau blanc, les frères chevaliers ; d’autre part, ceux qui portent le manteau noir, chevaliers mariés, sergents, écuyers et tous ceux qui s’engagent au service du Temple pour une période déterminée, les frères dits « à terme ». Le gonfanon baussant, leur étendard mi-noir mi-blanc, est le signe de ralliement des uns comme des autres. Le système hiérarchique esquissé par ailleurs en 1129 présente plus qu’un air de ressemblance avec les institutions cisterciennes. Au sommet, le maître doit avec le consentement du chapitre ou du conseil secret, auquel les frères obéissent. Son lieutenant est le procurator, ou comandor. Parmi les officiers du Temple, sont mentionnés le « drapier », les « procureurs des maisons », les « procureurs des provinces » (regroupements de territoires), le « bailli », le « dapifer » ou comandor de la viande, c’est-à-dire le frère économe, enfin le « procureur des infirmes ». Reste que ces différentes fonctions ne sont pas parfaitement claires à la lecture de la règle. La hiérarchie du Temple est plus détaillée selon les Retraits. Etablis au cours du XIIe siècle, les Retraits sont les statuts hiérarchiques du Temple. Avec ces textes, l’ordre se dote d’une structure complexe, qui tient à la fois des institutions féodales et du modèle cistercien.
A chacun son rôle
Chaque dignitaire a une suite et un certain nombre d’officiers subordonnés. Il remplit des fonctions spécifiques et exerce des pouvoirs précis. Au sommet, le maître. Le sénéchal est son lieutenant. Le maréchal gère les armes et les équipements militaires en temps de paix. A la guerre, il assure le commandement de l’armée. Le sous-maréchal, un frère sergent, et le gonfanonier, recruté lui aussi parmi les sergents, sont à ses ordres. Le sous-maréchal commande aux frères de métiers de la maréchaussée. Les écuyers de la maison sont aux ordres du gonfanonier. Le turcoplier a le commandement des « turcopoles » (probablement des indigènes qui combattent à la turque) en temps de paix. A la guerre, tous les sergents et les « turcopoles » sont à ses ordres. Le commandeur du royaume de Jérusalem est le trésorier de l’ordre. Il a sous ses ordres le commandeur de la Voûte d’Acre, un frère sergent qui commande aux vaisseaux de mer, et le commandeur de la cité de Jérusalem, qui assure la garde des pèlerins qui se rendent sur les rives du Jourdain. Pendant la bataille, c’est au commandeur de la cité et à dix chevaliers que l’on confie la relique de la vraie Croix. Les commandeurs de la terre de Tripoli et d’Antioche remplacent le maître. Le commandeur des chevaliers est à leurs ordres. Au drapier du couvent, on confie les habits et la tenue des Templiers, ainsi que la literie. Les Retraits mentionnent d’autres fonctions, occupées par des hommes qui vivent dans la communauté du Temple sans être membre de l’ordre. Parmi eux, on mentionne le sous-drapier, le frère chevalier commandeur de maison, le frère sergent commandeur de maison, les frères casaliers, les frères infirmiers, les chapelains, les châtelains, le maréchal-ferrant, les écuyers, les diacres, les écrivains sarrasins (des interprètes), les garçons à pied, les hommes de peine, les femmes à service, et enfin les esclaves.
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