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Les Chroniques de l’Histoire |
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La guerre civile est relancée en France
Paris, 2 décembre 1851
Le mandat du président de la République et celui de l’Assemblée vont bientôt expirer. Et le président de la République, élu pour quatre ans, ne peut pas être réélu immédiatement. Louis-Napoléon Bonaparte, qui ne veut pas abandonner le pouvoir, décide un coup d’Etat. Il choisit le 2 décembre, date anniversaire du sacre de Napoléon et de la victoire d’Austerlitz. Au matin, les murs de Paris sont recouverts d’affiches qui annoncent la dissolution de l’Assemblée législative, la préparation d’une nouvelle Constitution, un plébiscite pour la ratifier et surtout le rétablissement du suffrage universel. L’homme de la rue, en découvrant ces affiches, est hésitant. Les républicains de l’Assemblée, eux, optent tout de suite pour l’appel au peuple. Dans la journée, un Comité de résistance restreint, dont font partie Victor Hugo et V. Schœlcher, appelle à dresser des barricades ; les premières font leur apparition faubourg Saint-Antoine le 3 au matin. La mort d’un député, A. Baudin, tué par des soldats accroît la tension et pousse d’autres quartiers à l’émeute. Le 4 décembre, les combattants, de plus en plus nombreux, se défendent énergiquement. Boulevard Bonne-Nouvelle, les troupes répliquent par une fusillade nourrie et générale qui révèle la détermination des hommes de l’Elysée. La résistance des ouvriers parisiens et des paysans du Centre et du Sud-Ouest sera écrasée.
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