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Les Chroniques de l’Histoire |
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L’Histoire pour Tous |
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La vie monastique connaît un grand essor en Occident
Après s’être répandu en Egypte, le monachisme fait son apparition en Occident au début du Ve siècle (monastères de Lérins et de Saint-Victor à Marseille). Mais il faut attendre les VIIe et VIIIe siècles pour voir cette institution prendre véritablement son essor. L’incertitude es temps, où règnent guerres et attentats, incite au demeurant nombre de personnes à rejoindre les communautés existantes afin de consacrer leur vie à Dieu. En effet, la vie monastique offre non seulement le salut de l’âme, mais aussi une certaine sécurité matérielle. Les règles monastiques les plus suivies sont celles de Benoît e Nursie, fondateur de l’ordre des bénédictins. Formulées vers 540, elles prescrivent évidement la prière, mais aussi le travail. Une organisation sévère et une règle d’humilité très stricte sont imposées aux moines. L’ascétisme, qui constitue en soi une réaction contre l’appétit du pouvoir de l’Eglise, est particulièrement vigoureux en Irlande : sous l’action de saint Patrick, au Ve siècle, le monastère est conçu comme l’institution fondamentale de l’Eglise (vers 700). Vers 500, un moine irlandais, saint Colomban (540 - 615), fonde le monastère de Luxeuil, dans les Vosges. Les monastères représentent alors un poids culturel, politique et économique non négligeable. Du fait de leur rôle de premier plan. Enfin, elles assument une mission d’enseignement aux futurs prêtres et aux aristocrates. |