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Les Chroniques de l’Histoire |
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L’Histoire pour Tous |
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Dans les premiers mois de 1937, à New York, un organisme sans grande consistance, connu sous le nom d’ « Alliance Germano-américaine » affrontait une crise de commandement. Kühn, le Führer robuste et vindicatif de cette filiale nazie d’outre-mer, se querellait avec Walter Kappe, jeune et énergique chef de la propagande du Bund et rédacteur de son bulletin officiel. Kappe perdit la bataille et le Bund lui ferma ses portes. Peu après, il rentrait en Allemagne et, cinq ans plus tard, le Haut Commandement nazi lui confiait le soin de diriger la plus spectaculaire tentative de sabotage que les Allemands aient entreprise conte l’effort de guerre américain. Sur le papier, le plan paraissait sans défaut. S’il était mené à bien, il réussirait non seulement à paralyser des installations vitales pour la poursuite de la guerre, mais également à répandre la terreur et le désordre dans la population américaine. Les saboteurs qui allaient débarquer en juin 1942 sur la côte américaine avaient une liste d’objectifs calculée pour créer le cauchemar dans les milieux militaires du pays. Ils avaient pour instructions de s’attaquer aux industries des « métaux légers », car la moindre interruption dans leur production paralyserait l’édification de la puissance aérienne américaine. Aussi la liste comprenait-elle les usines de l’ »Aluminium Company of America » à Aloa (Tennessee), à Massena (Etat de New York) et à East Saint-Louis (Illinois). Parmi les autres objectifs « prioritaires » figuraient l’usine de Cryolite de la « Philadelphia Salt Company », les chemins de fer : « Chesapeake and Ohio railroad », « Pennsylvania Railroad » ; les ouvrages d’art : le pont de chemin de fer de la Porte de l’Enfer à New York ; les barrages sur l’Ohio River, entre Pittsburgh et Louisville, et la fameuse courbe en fer à cheval (Horshoe Curve) du « Pennsylvania Railroad » à Altoona (Pennsylvania). Adolf Hitler traversait une de ses furies périodiques. Il lui fallait du temps pour consolider ses gains en Europe, mais par la suite de leur gigantesque potentiel industriel, les Etats-Unis se dressaient rapidement en travers de ses ambitions. Un à un et par groupe, les émissaires chargés de la destruction de ce potentiel tombaient entre les mains du F.B.I. Hitler en avait assez de ces empotés. Il décida d’envoyer aux Etats-Unis un détachement de saboteurs hautement qualifiés qui atteindraient leurs objectifs avec le sang-froid et l’efficacité voulus. A son retour en Allemagne, Walter Kappe était entré dans l’Armée. On l’avait affecté au 2e Bureau (Abwehr 2) de l’Etat-Major Général avec le grade de Lieutenant. Il était également membre de cette curieuse organisation de Stuttgart connue sous le nom de « Ausland Institut » (Maison de l’Etranger). Avant la guerre, le but de l’ « Ausland Institut » était de donner aux Allemands de l’étranger une structure copiée sur celle du Parti Nazi, en leur soutirant simultanément des renseignements sur les préparatifs militaires des pays dans lesquels ils vivaient. On y tenait à jour une liste de tous les Allemands rentrant dans le sein du Vaterland, après avoir séjourné aux Etats-Unis et dans les autres pays alliés. Lorsque la guerre éclata, bon nombre de ces Allemands furent mis à contribution pour différentes missions de renseignements. Les services de l’Abwher venaient de faire approuver par Hitler un plan aux termes duquel les Allemands, ayant vécu aux Etats-Unis, y seraient renvoyés par sous-marin, sous de fausses identités américaines, en vue de créer un nouveau réseau de sabotage et d’espionnage. Le choix et l’entraînement des équipes de sabotage furent confiés au Lieutenant Walter Kappe. Parmi des centaines de recrues possibles, dont les antécédents avaient fait l’objet d’une véritable inquisition, Kappe retint huit hommes. Tous étaient nés en Allemagne, mais ils avaient séjourné aux Etats-Unis. Tous parlaient couramment la langue et étaient habitués aux coutumes américaines. Ces huit hommes furent expédiés dans « une école de sabotage spéciale », installée dans ce qui avait été un domaine appartenant à une famille juive sur le Qentzersee, dans le Brandebourg, non loin de Berlin. Là, ils reçurent pendant trois semaines un entraînement de sabotage intensif, puis on leur fit subir une série de tests pour leur donner l’aisance voulue dans leurs nouvelles identités. Ils apprirent à fabriquer et à utiliser des explosifs et des bombes incendiaires. Ils étudièrent les procédés mécaniques, chimiques de mise à feu. On leur enseigna les secrets de l’écriture invisible et l’usage d’abrasifs permettant d’enrayer les machines industrielles. Il était interdit de prendre des notes ; les saboteurs devaient graver dans leur mémoire toutes leurs instructions – ainsi que la position de leurs objectifs. Ils passèrent des heures penchés sur des cartes des Etats-Unis et, pour les familiariser avec leurs futures cibles américaines, on leur fit faire un circuit comportant des usines allemandes d’aluminium et de magnésium, des ateliers de chemins de fer, des barrages sur rivières et des écluses de canaux. Ils se plongèrent aussi dans leurs nouvelles identités. A l’école, on parlait anglais et les élèves saboteurs dévoraient les journaux et les magazines américains afin de pouvoir s’entretenir normalement des actualités à leur arrivée au Etats-Unis. On les munit de faux papiers « Selective Service » et de la Sécurité sociale, de faux extraits de naissance, de faux permis de conduire… Les magasins d’habillement de l’Armée regorgeant de tout ce qui peut être fabriqué à l’étranger en matière de vêtement pourvurent à leur équipement. Avant leur départ, on les répartit en deux groupes, l’un sous le commandement de George Dasch, 39 ans, l’autre aux ordres d’Edward Kerling, 33 ans ; comme fonds de roulement, Dasch et Kerling reçurent chacun 50 000 dollars en devises américaines. Chaque saboteur eut droit à 4 000 dollars en petites coupures. On confia en outre aux deux chefs de détachement 5 000 dollars qu’ils remettraient à chacun des saboteurs de son groupe au fur et à mesure de ses besoins individuels. En versant ces fonds, le Haut Commandement allemand commit deux erreurs monumentales. Il y avait parmi les coupures, des billets sur l’encaisse-or fédérale qui n’avaient plus cours aux Etats-Unis ; d’autres billets avaient été surchargés de caractères japonais. Les uns et les autres ne pouvaient qu’éveiller les soupçons en Amérique. Dasch, le chef du 1er groupe, était né à Speyer-am-Rhein. Enfant, il s’était préparé u sacerdoce. En 1917, il s’était engagé dans l’armée, à 14 ans et avait servi onze mois sur le front français. En octobre 1922, il était entré pour la première fois aux Etats-Unis, illégalement, en tant que passager clandestin. On l’avait refoulé sur l’Allemagne. Quelques mois plus tard il réapparaissait légalement cette fois, s’engageait dans l’armée américaine, épousait une jeune américaine, Rose-Marie Guillie, et trouvait du travail comme garçon dans divers restaurants et hôtels de New York et des environs. Il avait effectué les démarches nécessaires à l’obtention de la nationalité américaine mais il était reparti pour l’Allemagne en 1941, avant d’avoir prononcé le serment d’allégeance. Le Consulat Général d’Allemagne à New York avait pris son passage en charge. Jusqu’à son recrutement comme saboteur. Dasch travailla comme radio au Ministère des Affaires étrangères à Berlin. Kerling, chef du 2e groupe, était à Wiesbaden. Il avait débarqué aux Etats-Unis en mars 1929 avec un visa d’immigrant. Marié à une Allemande de naissance, il avait travaillé en de nombreux emplois, principalement comme chauffeur et comme domestique. En 1933 et 1936, il faisait en Allemagne deux courts séjours, devenait membre du Parti et de l’Association Germano-Américaine. Il n’avait rien entrepris pour devenir citoyen américain. En septembre 1939, Kerling et quelques amis achetèrent le yacht « Lekala » avec lequel ils se proposaient de rentrer en Allemagne et d’offrir leur service au Vaterland. Mais le bateau attira les soupçons des gardes côtes. Deux fois on l’arrêta pour perquisitionner à bord. Finalement le petit groupe mit le cap sur Miami et vendit le « Lekala ». kerling partit enfin pour l’Allemagne en juin 1940. Après avoir travaillé quelque temps à l’écoute de la radio anglaise, il obtint un emploi au Ministère de la Propagande.
Huit hommes hautement sélectionnés
Le groupe de Dasch comportait Ernest Burger, 35 ans, Nazi de longue date ; Heinrich Heinck et Richard Quirin, tous deux âgés de 34 ans. Né à Augsbourg, Burger avait travaillé comme mécanicien à Milwauke et à Détroit de 1927 à 1933. Il avait fait partie de la suite du fameux Ernst Roehm, disgracié et exécuté par la Gestapo lors du grand scandale de l’homosexualité. Il s’était retrouvé dans un camp de concentration. Il y passa dix-sept mois. A sa libération il avait été mobilisé par l’armée allemande, mais il s’était vu donner des affectations spéciales que lui valait son amitié avec les anciens dirigeants du Parti. Natif de Hambourg, Heinck avait travaillé comme aide-mécanicien sur divers bateaux. Il avait abandonné la navigation à New York en 1926. Il avait épousé une Allemande, travaillé dans divers ateliers de mécanique et adhéré à l’Alliance Germano-américaine. A son retour en Allemagne, en mars 1939, il avait obtenu un emploi aux usines Volkswagen, propriétés de l’Arbeitsdienst dans le Brunswick. Quirin était né à Berlin. Lui aussi était mécanicien. Lui aussi avait épousé une Allemande. Il avait adhéré aux « Amis de la Nouvelle Allemagne » et à l’ « Ordnungs Dienst », organisation paramilitaire et dont les membres revêtaient l’uniforme, calquée sur les Sections d’Assaut de Hitler. En 1939, le Consulat Général d’Allemagne régla les frais de son retour dans la mère patrie. C’est à l’usine Volkswagen du Brunswick, où il avait trouvé du travail, qu’il fit la connaissance de Heinck. L’équipe de Kerling se composait de Werner Thiel, 35 ans, du plus jeune des saboteurs, Herbert Kaupt qui n’avait que 22 ans, et de Neubauer. Thiel était encore un mécanicien. Né à Dortmund, il était venu aux Etats-Unis en 1927 et rentrait en Allemagne en 1941. Membre des « Amis de la Nouvelle Allemagne » et de l’Alliance Germano-américaine, il avait rencontré Kappe à Chicago. Tous deux s’étaient retrouvés grâce à l’Ausland Institut. Cuisinier de profession. Neubauer était né à Hambourg. Il appartenait au petit groupe qui avait acheté le yacht « Lekala » en 1939. Il avait séjourné aux Etats-Unis de 1931 à juillet 1940. Il avait fait la campagne de Pologne avec l’Armée allemande et avait été sérieusement blessé trois jours après la déclaration de guerre en l’Allemagne et l’Union Soviétique. Né à Stettin, Haupt était venu aux Etats-Unis avec sa mère en 1925. Son père avait émigré deux ans plus tôt et le jeune Haupt était devenu citoyen américain au moment de la naturalisation de son père en janvier 1930. Il avait fait à Chicago des études secondaires, abandonnant le lycée après sa troisième année pour devenir apprenti opticien. En 1941, il était rentré en Allemagne par Mexico et le Japon. C’est en France, à la base de Lorient, que, le 26 mai 1942, Kerling et son équipe s’embarquèrent à bord d’un sous-marin. Le groupe Dasch suivit le surlendemain. En dehors de 175 200 dollars en devises américaines, les saboteurs emmenaient huit caisses étanches contenant des explosifs de grande puissance – des bombes ressemblant à de gros morceaux de charbon, un certain nombre de fusées, des détonateurs et des amorces et tout un stock d’appareils mécaniques et chimiques de mise à feu. En principe, matériel et équipement devaient suffire aux deux groupes pendant environ deux ans. Dasch et son équipe sont les premiers à toucher terre. Le samedi 13 juin, peu après minuit, un canot pneumatique débarque les quatre saboteurs sur une plage de Long Island non loin d’Amagansett. Pour le cas où ils auraient été surpris pendant leur débarquement, ils portaient l’uniforme de la Kriegsmarine. Dès qu’ils se virent seuls, ils revêtirent promptement des vêtements civils. Mais, alors qu’il parle aux marins qui les ont débarqués, Dasch voit soudain approcher une lumière – la lumière d’une lampe électrique. La lampe appartenait au matelot 2° classe, John Cullen, des Gardes-côtes, qui effectuait une ronde de routine sur la plage. Le voyant approcher, Dasch s’avance pour lui barrer la route. « Que se passe-t-il par ici ? demande-t-il à Cullen. Qui êtes-vous, les gars ? » On ne saura jamais pourquoi ce garde-côte, en patrouille, en temps de guerre, sur une plage stratégique, n’était pas armé.
La grande erreur de Dasch
Dasch est très calme, presque naturel. « On rentre de la pêche, dit-il à Cullen. Le bateau s’est échoué. Il va falloir qu’on reste là jusqu’au jour. Mes copains et moi, on est de East Hampton… On allait à Montauk Point… On s’est perdu dans le brouillard. » Cullen a des soupçons, mais sans armes, il lui faut être prudent. « Vous feriez mieux de venir avec moi jusqu’au poste de garde, dit-il à Dasch. Il ne fera pas jour avant au moins quatre heures. » Là, Dasch commet sa grande erreur. Il pense à maîtriser Cullen et à l’entraîner de force jusqu’au sous-marin. Mais il se décide pour la douceur. « Ecoute, dit-il, je ne vais pas avec toi. » Cullen répond par un grognement. « Il faut que vous veniez. » - Fais pas l’idiot, reprend Dasch. Tu n’es qu’un gosse… Tu as un père et une mère ? Tu ne veux pas que je te tue, non ? Oublie tout ça… » Il brandit une liasse de billet. « Prends le fric. Fous le camp. Et prends du bon temps. » Cullen le regarde froidement. « Je n’en veux pas de votre argent. » A ce moment, un autre membre du groupe s’approche et dit à Dasch quelques mots en allemand. Cullen prend peur et Dasch en profite. Il fourre la liasse de billets dans la main de Cullen. « Tu ne me reconnaîtras pas si tu me revois ? Non ? demande-t-il. - Non, je ne vous ai jamais vu, réplique Cullen. - Tu pourrais me voir à East Hampton… - Non, je ne vous ai jamais vu… » répond Cullen – qui prend ses jambes à son cou en direction du poste de garde. Les saboteurs sont inquiets, mais ils gardent leur sang-froid. Ils enterrent leurs uniformes et leur équipement dans le sable des dunes et marquent l’endroit d’un morceau de bois. Rapidement, ils traversent les dunes jusqu’à la route, marchent quelque temps, se mettent à l’abri. Cullen revient bientôt avec quatre compagnons, tous armés. Il a toujours l’argent de Dasch, 260 dollars. Ils explorent le terrain, mais ne trouvent pas trace des saboteurs. Au petit jour, on reprendra les recherches. Guidés par les traces de pas, les gardes-côtes découvrent l’endroit où ont été enterrés l’équipement et les uniformes. Après examen des trouvailles à la station, le bureau de New York du F.B.I. est alerté. Il est midi… près de douze heures après le débarquement. Bien que la plupart des criminels capturés par le F.B.I., l’aient été sans le moindre recours aux armes à feu (le dangereux « Machine Gun » Kelly est un exemple typique), la légende veut que cet organisme soit composé en majeure partie de jeunes audacieux brandissant la foudre. En réalité, dans les sphères chargées de faire respecter la loi, les agents du F.B.I. agissent en véritables hommes d’affaires, obéissant à ces mêmes préoccupations routinières qui constituent la base de n’importe quelle autre profession. Ils s’attachent à ces détails terre-à-terre qui, une fois assemblés, leur permettent de reconstituer un crime. Dans 99 % des cas, ils réussissent parce qu’ils ont suivi la routine. Aussi, les investigations entreprises par le F.B.I. dans le cas du mystérieux débarquement près d’Amagansett commencèrent-elles par l’examen du matériel de sabotage et des vêtements découverts par les gardes-côtes. L’habillement qui comportait quelques jeux de salopettes, provenant vraisemblablement de l’Armée Allemande, fut envoyé au laboratoire pour y être l’objet d’un examen approfondi. Les explosifs et le matériel incendiaire furent placés sous scellés et conservés comme pièces à conviction. Des agents spéciaux du bureau détaché de New York eurent pour directives d’exercer la surveillance au lieu du débarquement pour parer à un éventuel retour des fugitifs. Dans l’espoir que sa mémoire finirait par retrouver un détail demeuré dans l’ombre, Cullen subit un interrogatoire de deux heures. Les agents du F.B.I. sondèrent un Allemand du voisinage, en liberté sur parole en tant qu’ « étranger hostile », et un chauffeur italien. Les 260 dollars que Dasch avait donnés à Cullen furent passés au microscope dans l’espoir d’y trouver des empreintes. On rendit visite aux banques de New York et de Long Island pour vérifier si des transactions insolites avaient fait apparaître des coupures analogues à celles reçues par Cullen. Le préposé à la station d’Amagansett et les conducteurs d’un train partant d’Amgansett aux premières heures du jour à destination de Manhattan furent interrogés. L’employé de la Station se souvenait bien avoir vendu quatre tickets à un individu dont la description correspondait, plus ou moins, aux dires de Cullen, à celle de Georges Dasch. On pouvait donc raisonnablement penser que les saboteurs se trouvaient quelque part dans New York City. Le tout était de leur mettre la main dessus avant qu’ils n’aient le temps de s’égailler. Tous les agents disponibles dans la zone de New York – sans compter ceux qu’on faisait venir en toute hâte de Washington et des cités environnantes – se lancèrent à la recherche d’une piste dont J. Edgar Hoover savait qu’on ne la découvrirait que si le F.B.I. faisait vite. Il était peu probable que les saboteurs soient descendus dans l’un des hôtels de luxe du haut de la ville, tels que le Waldorf-Astoria, où leur apparence les eût fait remarquer. Le F.B.I. limita ses investigations aux caravansérails moins élégants du centre où un homme peut entrer et sortir comme le fait un touriste ordinaire. Etant donné que les saboteurs devaient avoir l’esprit axé sur les choses pratiques, on accorda une attention particulière aux hôtels situés aux alentours de Pennsylvania Station. Le bon sens exigeait des fugitifs qu’ils choisissent un hôtel permettant d’atteindre la gare à pied. Dasch et Burger étaient descendus au « Governor Clinton » et Heinck et Quirin, tout à côté, à l’ « Hôtel Martinique ». Le débarquement avait été un succès et les quatre hommes étaient installés à New York. Mais Dasch se révélait inférieur à sa tâche de chef. Il était nerveux, mal en point. Il ne tenait pas en place dans sa chambre.
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