Les Chroniques de l’Histoire

L’Histoire pour Tous

Les Templiers et la franc-maçonnerie

 

Le bûcher de Jacques de Molay était à peine refroidi que s’engageait une vive polémique sur les Templiers. La légende commençait. Elle trouva un écho tout particulier en Allemagne et en Angleterre avec les francs-maçons. Moins en France, où la culpabilité des Templiers ne faisait aucun doute.

L’histoire du mythe des Templiers au début et au cours des temps modernes quelque peu décourageante pour ceux qui croient au pouvoir de la raison pour influencer le comportement humain. La légende des Templiers émergea approximativement à la même période que la grande frayeur de la sorcellerie. Pourtant au XVIIIe siècle, alors qu’un scepticisme croissant faisait douter de l’importance de la sorcellerie et de nombreuses autres superstitions datant des temps médiévaux, la légende des Templiers n’en fut aucunement affectée.

Au lieu de cela, à l’époque même du siècle des Lumières qui vit l’abandon par les élites cultivées de se que
l’on commençait alors à considérer comment des développements folklorique du catholicisme, le mythe des Templiers s’affirma dans le contexte de la franc-maçonnerie et de certains mouvements théosophiques qui semblaient, à certains égards, plus modernes. Un tel paradoxe apparent demande une explication. La mise en accusation, le procès, la condamnation par l’Eglise des Templiers entre 1307 et 1314 ont été perçus de façon ambiguë par l’Europe catholique de ce temps. L’approbation par le pape de la dissolution de l’ordre du Temple conduisit inévitablement à une acceptation générale d’un certain degré de culpabilité chez les Templiers. D’un autre côté, le climat politique de l’époque permit à des catholiques, notamment en Italie, d’afficher un certain scepticisme à l’égard de l’Eglise qui avait clairement été influencée sous la pression politique française.

Les nouveaux ordres de chevalerie

Durant leurs jours de gloire, les Templiers avaient été largement critiqués pour leur arrogance et leur avarice, à la fois par les milieux cléricaux et laïques. Mais ils avaient aussi bénéficié d’une réputation de ténacité et d’héroïsme dans leur combat contre les infidèles qui ne pouvaient facilement être oubliée. L’idée d’une chevalerie des Soldats du Christ tirée du Nouveau Testament avait eu d’évidentes applications dans les ordres religieux militaires qui avaient combattu en Terre sainte. Cette image biblique de la guerre sainte devait influencer, en particulier au XVIe et XVIIe siècles, les protestants autant que les catholiques. Elle fut à
l’origine même des nombreux ordres de chevalerie chrétienne fondés par des monarques européens entre le XIVe et le XVIe siècle, allant de l’ordre anglais du Bain, à l’ordre français de Saint-Lazare et à l’ordre de Bourgogne (plus tard de Habsbourg) de la Toison d’or. De tels ordres de chevalerie persistèrent dans les monarchies protestantes et influencèrent les jugements portés sur les Templiers par l’élite des cours royales. La disgrâce des Templiers n’effaça donc pas les souvenirs qui les liaient à la tradition respectée de la chevalerie chrétienne. Il n’est pas étonnant qu’au début du XVIIe siècle sir George Buc, conseiller éclairé du roi d’Ecosse Jacques 1er, adhère à la tradition issue de la fin de l’époque médiévale selon laquelle ce furent « la cupidité et l’avarice » de Philippe le Bel qui avaient causé la ruine des Templiers et il protesta fermement contre les accusations d’ « hérésie et de corruption ». Mais la sévérité des sentences de l’Eglise à l’encontre des Templiers, la nature supposée « odieuse » de leur crime et le fait que la monarchie française, toujours légalement souveraine en France, avait eu une part déterminante dans leur procès, ont fait, qu’avant la révolution protestante du XVIe siècle, il était rare que l’innocence des Templiers fut affirmée d’une façon aussi péremptoire. Cela s’était pourtant produit hors de France : par exemple, l’archevêque de Florence, san Antonio, au milieu du XVe siècle, affirma sans détours que les Templiers avaient été innocents. Il n’empêche qu’un siècle plus tard on parlait encore de la « meschanceté et [de] l’abominable impiété » des Templiers. Guillaume Paradin, chanoine de Beaujeu, prétendit dans sa Chronique de Savoye « qu’ils violaient femmes et filles, sans égard d’honnêteté, et exerçaient stupre, adultères, paillardises et toutes abominables ordures, comme anciennement l’on faisait à Rome aux Bacchanales ». Non content de cela, le chanoine alléguait que si un Templier mourait, ses cendres étaient mêlées à un breuvage que se partageait la secte en grande cérémonie ; il ajoutait qu’ils étaient aussi des « bougres et sodomites et avec toutes ces choses, ils faisaient estat de gourmandises, banquests et ivrogneries… dont on dit encore jusqu’aujourd’hui, « boire comme un Templier », qui est adage de taverne »… D’un point de vue littéraire, une remarque apparemment fortuite de l’écrivain humaniste allemand, Cornelius Agrippa de Nettesheim, devait jouer un rôle incommensurable sur les jugements ultérieurs portés sur les Templiers. Dans un livre très largement diffusé sur les théories de la magie De Occulta Philosophia (publié en 1531), dont l’un des principaux objectifs était de faire une distinction entre les pratiques innocentes et dangereuses de la magie, l’auteur plaça fermement les Templiers du mauvais côté de la barrière. Il associa la « détestable hérésie » des Templiers, « si ce qui a été lu à leur sujet est exact », aux pratiques de conjuration des démons partagées avec de vieilles femmes exerçant la sorcellerie. Comme son contemporain Guillaume Paradin, Agrippa s’appuyait sur les on-dit populaires, sans essayer de formuler un jugement historique éclairé.

Les Templiers vus en martyrs

Quelques années plus tard, le philosophe et économiste Jean Bodin, qui s’intéressait vivement à la sorcellerie, dénonça la condamnation des Templiers comme un exemple du « jugement injuste » d’un prince – dans ce cas
Philippe le Bel – abusant de son pouvoir contre un groupe minoritaire vulnérable pour le diffamer dans l’intention de s’approprier sa richesse. L’affirmation de l’innocence des Templiers par Bodin venait probablement de la tradition humaniste italienne, bien qu’il cite également des chroniqueurs allemands anonymes. Mais cette façon de généraliser leur cas était entièrement nouvelle : il associait le procès des Templiers aux injustes persécutions des premiers chrétiens par des empereurs romains païens et celles faites, plus tard, contre les juifs par les dirigeants chrétiens.

Cornélius Agrippa et Jean Bodin ont tous deux abordé l’affaire des Templiers de manière différente. Pour Agrippa, les Templiers sont
le reflet de cet intérêt pour l’occultisme qu’ont alors de nombreux philosophes de la Renaissance. Bodin, lui, place les Templiers dans une perspective politique beaucoup plus rationnelle du monde. En dehors de cette approche alternative des Templiers, il en restait une autre, plus ancienne et moins savante. C’était la vision popularisée des Templiers comme un groupe égoïste, avare, qui avait été coupable d’hérésie et de conduite indécente. Enfin, il y avait la répugnance conservatrice des groupes de chevalerie à admettre que les Templiers, chevaliers paladins de la foi chrétienne, avaient pu être aussi coupables que l’avaient proclamé les rois de France.

La première étude historique

Sous l’Ancien Régime, le premier examen historique de l’affaire des Templiers n’appartient à aucune de ces traditions. Il est dû aux historiens en charge de la Bibliothèque royale, les frères Jacques et Pierre Dupuy, nommés à ce poste en 1645. Leur dossier de documents originaux relatif à l’affaire des Templiers fut publié en 1654. Il était loin d’être complet, mais il était sérieux et, autant que cela se puisse, il apporte une contribution à la documentation historique sur le sujet. Les frères Dupuy semblent n’avoir eu aucun doute sur la culpabilité des Templiers, dont la corruption, soulignaient-ils, datait d’un siècle avant
le procès de 1307. A l’époque de la publication de leur livre (qui fut attribué à Pierre Dupuy) jusqu’aux ouvrages de François Raynouard et de Jules Michelet dans la première partie du XIXe siècle, il fut très difficile de protester de l’innocence des Templiers et de réfuter les accusations portées contre eux au procès, simplement en raison de ce rapport historique publié. En effet, très peu de preuves avancées par Dupuy penchent pour leur innocence. L’usage de la torture pour obtenir des aveux était concédé, mais au XVIIe siècle, personne n’en avait été choqué.

Il est en réalité plus intéressant de
s’interroger sur les motifs qui ont poussé des hommes des XVIIe et XVIIIe siècles à s’intéresser aux Templiers. Cette raison est très simple. En Angleterre, la culpabilité reconnue des Templiers alimentait les positions de l’Eglise anglicane qui, en défendant la position de la monarchie française, se justifiait. Mais les motifs pour lesquels d’autres personnes s’intéressaient, elles aussi, aux Templiers sont moins clairs. L’intérêt littéraire du XVIIe siècle pour la chevalerie médiévale en était certainement l’un des facteurs et, ainsi, s’expliquait l’intérêt de nombreux ordres de chevalerie encore très actifs et parmi eux, et non des moindres, les chevaliers Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, héritiers des biens templiers, et qui continuaient à harceler les Turcs musulmans en Méditerranée depuis leurs bases de Malte.

Les francs-maçons et les Templiers

Vers le milieu du XVIIe siècle, se créèrent en Ecosse et au sud de l’Angleterre des associations entre des ouvriers du bâtiment (des maçons) et des non-artisans. De ces groupes constitués naquirent les premières loges de franc-maçonnerie. Il est intéressant de noter que, parmi les membres de ces premières loges, se trouvait Elia Ashmole, savant connu pour l’intérêt qu’il portait à l’histoire des Templiers. Un attachement compréhensible pour cet érudit, historien de l’ordre de la Jarretière. Ce fut aussi l’un des premiers « non-artisan » à devenir membre d’une loge maçonnique dès 1646. Car il y avait en Ashmole
un mélange d’intérêt pour les sujets scientifiques – il était membre de la Royal Society de Londres – et de goût pour les questions hermétiques et ésotériques comme les prétendus secrets des Rose-Croix, proches des alchimistes, succédant en cela à Isaac Newton lui-même, qui partageait de tels intérêts. S’il n’y a pas de lien connu entre les loges maçonniques de « non-artisans » en Angleterre et les ordres de chevalerie (existant ou ayant existé), il n’y a pas non plus de références aux ordres de chevalerie dans la constitution des premières loges britanniques. On trouvait une prédominance des aristocrates dans les premières loges maçonniques à la fois en Angleterre et en France. Même s’ils appartenaient à un ordre de chevalerie, ils étaient acceptés comme simples membres, sans titre particulier, dans les rites maçonniques. Les premières mentions de maçons désireux que leurs loges soient reconnues comme issues de la chevalerie datent de 1730 et viennent de France. Mais le premier document qui relie la franc-maçonnerie aux idées de chevalerie est un écrit, habituellement qualifié de « discours », mais qui aurait pu être plus opportunément appelé pamphlet, prononcé par le chevalier Ramsay. Ecossais d’origine modeste, Ramsay était devenu secrétaire et exécuteur testamentaire du grand écrivain et homme politique français, François Fénelon, en 1736. Il avait été fait chevalier de l’ordre de Saint-Lazare et avait participé brièvement à la mouvance franc-maçonne. Il n’en était plus membre à l’époque où son Discours fut publié. Pour lui, la franc-maçonnerie ne descendait pas d’humbles artisans, mais avait pour origine des chevaliers croisés « princes religieux et guerriers qui souhaitaient éclairer, édifier et reconstruire les temples vivants du Très-Haut ». Ramsay ne faisait aucune allusion à un ordre religieux et militaire spécifique, et certainement pas aux Templiers, mais son pamphlet est la réponse à une demande. D’ailleurs, les relations de Ramsay étaient fort distinguées.

Les loges maçonniques liées à la chevalerie furent probablement créées en France, mais c’est en Allemagne qu’elles se développèrent avec le plus d’exubérance, là où furent conçus les mythes les plus extravagants. Le plus important de
ceux-ci fut le templarisme, basé sur l’idée que l’ordre médiéval du Temple avait été détenteur d’une « illumination » spirituelle secrète éventuellement issue (selon une version) de la secte juive des esseniens.

Des prétendus secrets mystiques

Ces secrets mystiques auraient été recueillis, prétendait-on, par les chanoines de l’église du Saint-Sépulcre-de-Jérusalem, et de là seraient passés aux Grands Maîtres du Temple. Jacques de Molay, exécuté pour hérésie en 1314, était supposé avoir transmis à son neveu, le comte de Beaujeu, la veille de son exécution, les secrets de l’ordre du Temple, avec la couronne du royaume de Jérusalem et le candélabre à sept branches, volés jadis par l’empereur Titus au Temple de Jérusalem ainsi que les quatre évangélistes dorés de l’église du Saint-Sépulcre. Une autre version du mythe suppose que les secrets de l’ordre du
Temple, après la mort de Jacques de Molay, furent transportés par les Templiers exilés en Ecosse. C’est sur cette base d’histoires aussi invraisemblables, qu’un grand nombre de loges maçonniques furent cependant établies.

L’émergence de loges maçonniques du Temple eut lieu en même temps que celle des hauts grades dans la franc-maçonnerie. La majorité des loges suivait le « rite écossais » - bien que cette appellation n’ait aucun rapport avec le lieu géographique, pas plus qu’elle n’avait de relation avec l’exil écossais des Templiers proscrits avec le trésor et la doctrine secrète. Les nouvelles tendances de la
franc-maçonnerie représentées par le templarisme témoignaient d’une soif insatiable pour un genre d’illumination théosophique mais aussi de cet attrait pour les sociétés secrètes qui conféraient à leurs membres une sorte de noblesse.

Un goût pour les sociétés secrètes

Certes, de nombreux membres des loges franc-maçonnes européennes étaient aristocrates, mais certains d’entre eux aspiraient à des titres plus distinctifs. En même temps, d’autres, sans titre, souhaitaient passionnément acquérir une sorte de noblesse au sein des loges, même s’ils ne pouvaient s’en flatter ailleurs.

Enfin, il y avait surtout une compétition entre les dynasties européennes régnantes pour exercer une influence ou même contrôler les loges franc-maçonnes considérées comme un levier social et un lieu de propagande dynastique. Les loges du Temple jouaient leur rôle, comme la plupart des loges écossaises, bien que, de toute évidence, la relation historique de
la monarchie française avec la suppression des Templiers fit que les loges templières offraient peu d’intérêt politique en France.

Des objectifs très lucratifs

Il serait aussi irréaliste de ne pas prendre en considération l’aspect financier qui entrait dans la création des nouveaux systèmes de franc-maçonnerie liés à la chevalerie. Les droits pour l’attribution des grades, les banquets et les admissions aux nouvelles loges du Temple représentaient de substantiels revenus pour ceux qui patronnaient une loge. Certains dirigeants du templarisme allemand, comme Karl Gotthelf von Hund, étaient des aristocrates idéalistes n’hésitant pas à investir toute leur fortune dans une organisation de franc-maçonnerie qui les fascinait. Von Hund avait créé l’ordre de la « Stricte Observance », organisation supposée être dirigée par des «
supérieurs inconnus » ne pouvant être révélés. Dans les années 1760, elle ne fut pas loin de dominer la franc-maçonnerie allemande.

D’autres dignitaires templiers étaient des aventuriers sans scrupule produisant des documents « secrets » prétendument médiévaux, vendant rangs et degrés aux dépens de nobles allemands crédules. Mais, ils cédaient aussi un statut aux gens du commun. Pourtant, il y avait également dans le templarisme des personnes qui se situaient entre ces deux extrêmes du vulgaire charlatanisme et du noble patronage :l’un d’eux fut un pasteur protestant de talent, John August Starck, qui aspirait à une plus grande ritualisation et
cherchait le secret de l’illumination avec le même enthousiasme obsessionnel dont von Hund avait fait preuve quelques années plus tôt. Starck, lui aussi, créa un nouveau templarisme plus clérical et moins noble, les « Clercs du Temple », d’une culture plus large et plus intellectuelle que celle de von Hund. Cependant, il y avait dans les rites élaborés par Starck certains éléments insistant sur l’aspect ésotérique du mythe du Temple (par exemple, l’adoration des Templiers maçonniques de l’idole « Bahomet », copiée sur l’image du Baphomet mentionné dans le procès des Templiers médiévaux anticipant l’occultisme) qui devaient dominer le néotemplarisme dans la seconde moitié du XIXe siècle.

En finir avec un certain fanatisme

La dernière manifestation du templarisme allemand intervint en 1782, lors de la conférence de l’ordre de la Stricte Observance à Wilhelmsbad, près de Hanau (Hesse). L’ordre était à ce moment-là passé sous le contrôle de deux aristocrates, Ferdinand de Brunswick et Carl de Hesse, bien loin du fanatisme du fondateur de l’ordre Hund. L’objet de la conférence avait pour but d’éclaircir la nature du templarisme moderne et, en particulier, de décider si l’ordre de la Stricte Observance était le légitime successeur de l’ordre médiéval du Temple. Enfin, il s’agissait de déterminer si des idées telles que la direction par des
« supérieurs inconnus » avaient une réelle signification symbolique. La conférence était largement européenne et fut suivie, outre les trente-cinq délégations de diverses provinces allemandes, par des délégations venant d’Italie, de Russie, du Danemark, de Hollande. Elle était tenue par des catholiques, des protestants et, à un moindre degré, des participants orthodoxes. Ses membres représentaient de nombreuses tendances maçonniques, y compris les « Illuminés bavarois » qui devaient, peu après, conquérir une brève prééminence politique et une durable position dans la mythologie de la théorie de la conspiration. La conférence de Wilhelmsbad conduisit à la dissolution de l’ordre de la Stricte Observance.

Les mystères successivement dévoilés de l’Ordre n’avaient apporté que des rituels ennuyeux. Les alchimistes n’avaient fait aucune découverte, les biens des Templiers ne seraient jamais retrouvés. Personne ne s’attendait plus à voir identifier les « supérieurs inconnus ».

Le templarisme se saborde

A la fin de la réunion, on décida qu’il n’avait pas été prouvé que l’ordre de la Stricte Observance était le légitime successeur de l’ordre médiéval du Temple. Mais cette conférence mit aussi fin à la période de templarisme maçonnique dans lequel on avait imaginé que la noblesse pourrait cohabiter avec des éléments bourgeois au sein de la franc-maçonnerie. La période révolutionnaire devait rendre la survivance impossible du templarisme en Europe continentale, du moins dans la forme qu’elle avait adoptée jusque-là. L’avenir de ce genre d’idéologie appartenait à un conservatisme radical comme le montra le jeune Joseph de Maistre
. Dans un questionnaire fourni par Carl Hess avant la conférence de Wilhelmsbad, il déclara que la disparition du templarisme historique ne devait pas être regrettée : « Le fanatisme les a créés, la cupidité les perdus, c’est tout ce que l’on peut en dire. »